Léopold II de Belgique, monarque au jugement sûr, déclara, dans toutes les premières années de ce siècle que les admirables paysages des Alpes-Maritimes étaient, en quelque sorte, des "sections terrestres du Paradis...". Chapeauté d'azur et de lumière, le Cap-Ferrat de cette époque était - et il le demeure heureusement - l'une des plus éblouissantes et fascinantes de ces "sections"
C'est au milieu de ce havre de quiétude et de beauté sauvage que la Compagnie Hôtelière des Centres de Tourisme Automobile fit dresser, telle une blanche, harmonieuse et majestueuse parenthèse de murs et de le Grand-Hôtel du Cap-Ferrat
Celui-ci ouvrit ses portes en février 1908. Dès lors, une clientèle de haut niveau lui assura toujours "le complet" dès le mois de décembre, car il n'y avait alors que la saison d'hiver.
Dès sa création, le Grand-Hôtel du Cap-Ferrat attira une fraction de cette élite mondiale qui hantait nos hivers azuréens : grands ducs et princes de la famille impériale russe et d'autres cours européennes, lords et baronets d'Angleterre, personnages cosmopolites de la haute finance, de l'industrie, de la littérature se succédèrent.
Il serait bien laborieux de citer tous les grands noms qui s'inscrivent sur les registres d'entrées : citons cependant les Présidents Paul Deschanel et Titulesco, la Princesse Louise, Duchesse d'Argyl, fille de la Reine Victoria d'Angleterre, qui lui resta fidèle durant de longs hivers, le Duc Connaught, hôte éminent du Cap-Ferrat pendant vingts ans. Des artistes de grand renom qui recherchaient essentiellement le calme, vinrent s'y abriter tels que : Charles Boyer, les musiciens Jacques Thibaut, Alfred Cortot et Marguerite Long. |
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